Pédia-05Impact de l'Omalizumab dans l'asthme sévère de l'enfant : Evaluation après plus de 2 ans de traitement

Pédiatrie
J. Roussel 1.,*
pneumologie - Lille (France)

*Auteur(s) correspondant(s).
Adresse email : roussel_ju@hotmail.fr (J.Roussel)
Introduction

L’Omalizumab (omab) est proposé chez les enfants (> 6 ans) ayant un asthme sévère (AS) allergique non contrôlé par un palier IV du GINA. Son impact à long terme n’a pas été évalué ni l’évolution après arrêt. Notre objectif était d'évaluer le contrôle de l’AS chez les enfants traités plus de 2 ans, en distinguant ceux l’ayant poursuivi de ceux l’ayant arrêté. 


M├ęthodes

100 enfants étaient inclus. Nous relevions : les caractéristiques de l’AS et la durée du traitement par omab ; le niveau de contrôle, le nombre d’exacerbations sévères sur l’année, la dose de corticoïdes inhalés (CSI, µg/jour équivalent fluticasone), le VEMS à 2 ans de traitement, à son arrêt le cas échéant, puis à la dernière visite. 


R├ęsultats

L’âge moyen à l’initiation était de 8.02 ans, le terrain atopique marqué : IgE (moy) : 1079 kU/L, dermatite atopique (DA) : 51%, allergie alimentaire (AA) : 24%. L’AS n’était jamais contrôlé et les exacerbations fréquentes (moy : 3,7) malgré une dose forte de CSI (moy : 812 µg/j). Le VEMS moyen était à 86% VP. L’omab était en cours chez 65 enfants, avait été interrompu chez 35, définitivement chez 27 (durée moy =44,8 mois), repris chez 8 pour non contrôle (durée moy avant arrêt =37.3 mois ; p=0.07). Chez les patients toujours traités (durée moy =37.2 mois), on observait au dernier recueil une amélioration significative du contrôle (bon contrôle : 72% ; non contrôle : 3%), du nombre d’exacerbations (N=0.34), de la dose de CSI (396 µg/j), de la fonction (VEMS = +12.5%). Chez les patients ayant arrêté le traitement sans reprise, on observait au recueil et par rapport au moment de l’arrêt un maintien  du bon contrôle (92%), des exacerbations (N=0.41), de la dose de CSI (492 µg/j), de la fonction (VEMS=+10%). Chez les patients ayant arrêté puis repris, on observait par rapport aux patients sans reprise une tendance à plus d’AA (50%, p=0.07) et de l’association DA et AA (25%, p=0.06), et à un traitement plus court (p=0.07). 


Discussion

Conclusion

Le bénéfice du traitement par Omab se maintient au long cours. L’arrêt peut être proposé après un traitement prolongé en cas d’AS durablement contrôlé.  En cas d’arrêt, le risque de perte de contrôle justifie un suivi rapproché.

 


Bibliographie