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SAHOS et somnolence Par Julie ALBENQUE 23/02/2020 Aucune réaction

Il arrive d’avoir envie de piquer du nez en journée : rien d’alarmant, cela arrive de temps en temps ! Ce phénomène de somnolence devient en revanche problématique lorsqu’il s’observe avec récurrence et dans la durée, et il convient alors d’en rechercher les causes pour pouvoir les traiter. C’est notamment l’un des premiers symptômes d’un SAHOS non diagnostiqué ou mal soigné.

SAHOS et somnolence

Somnolence ou fatigue ?

La docteur Kelly Guichard, psychiatre et médecin du sommeil au CHU de Bordeaux (clinique du sommeil, CRMR Narcolepsies et hypersomnies rares), définit l’état de somnolence comme suit :

« La somnolence participe à la régulation d’un besoin indispensable au fonctionnement de notre organisme : le sommeil. Elle est définie par un état subjectif et objectif d’éveil perturbé par une incapacité à se maintenir éveillé. Cet état s’améliore par le sommeil et non simplement le repos.»

La distinction entre somnolence et fatigue, qui se traduit quant à elle par une sensation d’affaiblissement physique ou moral survenant après une activité intense ou un effort soutenu, est essentielle.  Car si ces deux symptômes sont souvent confondus par les patients, leurs causes, conséquences et traitements sont très différents.

 

Somnolence et troubles du sommeil :

La somnolence diurne, lorsqu’elle survient régulièrement, doit donc alerter. Outre son impact sur le quotidien (sensation permanente d’être mal réveillé, difficultés de concentration et de réflexion, manque d’attention, risques accrus d’accidents…), elle est bien souvent symptomatique de troubles de santé et notamment du sommeil.

Les causes d’une somnolence anormale peuvent être variées : nuits trop courtes, traitements médicamenteux (sédatifs, anxiolytiques…), consommation d’excitants (alcool, caféine…) mais aussi diverses maladies chroniques d’ordre psychologique, neurologique ou endocrinienne. Et enfin, les troubles du sommeil comme le syndrome d’apnées du sommeil.

 

Le cas des patients souffrant de SAHOS :

Dr Guichard : « L’état de somnolence est normalement complétement réversible après une période de sommeil de durée et de qualité adéquates. Environ 30 % de la population se plaint de somnolence de façon occasionnelle. Lorsqu’elle devient irréversible, excessive et qu’elle impacte le quotidien ou qu’elle altère la qualité de vie, on parle d’hypersomnolence : environ 5% de la population serait concerné.

Il faut alors rechercher une pathologie du sommeil et notamment d’apnées du sommeil, d’autant plus que près de 30 à 50% des personnes avec SAOS présentent une hypersomnolence. On doit donc y penser dès lors qu’un patient se plaint d’hypersomnolence, surtout si elle est associée à une sensation de sommeil non réparateur accompagné de céphalées au réveil, de symptômes de ronflements quotidiens, de pauses respiratoires constatées par l’entourage, de nycturie ou de suffocation nocturne.

Une fois le SAOS traité et quelle que soit l’alternative thérapeutique, l’hypersomnolence diminue, voire disparaît. C’est d’ailleurs l’un des principaux marqueurs d’efficacité de la prise en charge. »

 

Somnolence résiduelle :

Mais dans certains cas, l’hypersomnolence persiste…

Dr Guichard : « Après avoir contrôlé l’efficacité et l’observance du traitement, on retrouve chez 12 à 18% des patients traités pour SAOS une somnolence résiduelle. Elle s’explique le plus souvent par des causes comportementales (privation de sommeil, consommation toxiques, cause iatrogène…), des causes médicales comorbides au SAOS (pathologie endocrinienne, épisode dépressif, cause neurologique…) ou liées à une autre pathologie du sommeil (trouble moteur du sommeil, perturbation des rythmes circadiens, hypersomnie rare…). L’échelle d’Epworth est fréquemment utilisée pour dépister la somnolence diurne excessive, mais dans la pratique, ce n’est pas forcément le meilleur outil. En effet, 20% de la population générale a un score supérieur à 11. Cela montre donc l’importance d’explorer ces symptômes en consultation.

Une fois toutes les causes éliminées, il reste encore environ 6 % de somnolence résiduelle post PPC, sans cause identifiées. C’est ce que l’on définit dans l’ICSD-3 comme une « Hypersomnie résiduelle chez les patients atteints d’un SAOS correctement traité ».

Ce diagnostic n’est posé qu’une fois que l’on s’est assuré de l’optimisation du traitement par PPC (avec une observance supérieure à 7h par nuit) et d’une polysomnographie démontrant l’élimination de la quasi-totalité des évènements respiratoires au cours du sommeil. Bien que l’on n’en connaisse pas réellement le mécanisme, des études animales ont suggéré que cette somnolence résiduelle pourrait survenir de lésions hypoxiques des systèmes monoaminergiques (cathécolaminergique et noradrénergique), secondairement à l’hypoxie intermittente causée par les évènements respiratoires nocturnes.

Face à ces patients bien spécifiés, et même si il n’existe pas de recommandations actuelles,  de nouvelles thérapeutiques sont en cours de validation, avec notamment le Solriamfetol pour lequel une demande d’AMM a été déposée par le laboratoire Jazz auprès de l’EMA en novembre 2018, dans l’indication du traitement de la somnolence diurne excessive des adultes atteints de narcolepsie (avec ou sans cataplexie) ou d’un SAOS, lorsqu’elle persiste malgré un traitement bien conduit. »

 

Merci à la Docteur Kelly Guichard pour ses explications.

 

Sources :

Maurice M. Ohayon, MD, DSc, PhD; Yves Dauvilliers, MD, PhD; Charles F. et al Operational Definitions and Algorithms for Excessive Sleepiness in the General Population Implications for DSM-5 Nosology. Arch Gen Psychiatry. 2012 Jan;69(1):71-9.

E. O. Bixler, A. N. Vgontzas, H.-M. Lin, S. L. Calhoun,

Excessive Daytime Sleepiness in a General Population Sample: The Role of Sleep Apnea, Age, Obesity, Diabetes, and Depression

Gasa  M, et  al.; Scientific Council of the Sleep Registry of the French Federation of Pneumology-FFP. Residual sleepiness in sleep apnea patients treated by continuous positive airway pressure. J Sleep Res. 2013;22

Pépin JL, et al. Prevalence of residual excessive sleepiness in CPAP-treated sleep apnoea patients: the French multicentre study. Eur Respir J. 2009;33(5):1062–1067

C. Vernet, S. Redolfi, V. Attali, et al . Residual sleepiness in obstructive sleep apnoea: phenotype and related symptoms. European Respiratory Journal 2011 38: 98-105

Michael J. Thorpy, MB, ChB,1 Colin Shapiro, MBBCh, PhD,2 Geert Mayer, MD, A Randomized Study of Solriamfetol for Excessive Sleepiness in Narcolepsy

 

[Crédit photo : Wavebreakmedia via Canva]

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SAHOS et grossesse : quand l'apnée se réveille Par Julie ALBENQUE 03/02/2020 Aucune réaction

La grossesse n’est pas de tout repos. Nombre de petits et grands maux ponctuent ces quelques mois… Parmi ceux-là, le syndrome d’apnées du sommeil.

SAHOS et autres troubles du sommeil sont pourtant encore souvent ignorés par les professionnels de santé, alors qu’ils peuvent avoir de lourdes conséquences sur le bon déroulé de la grossesse, la santé de la femme et du bébé.

SAHOS et Grossesse

Le sommeil pendant la grossesse…

La qualité du sommeil est fréquemment troublée chez la femme enceinte, alors que son importance se révèle d’autant plus essentielle durant cette période éprouvante à bien des niveaux. Il est en effet courant que les femmes enceintes souffrent d’un sommeil fragmenté, avec des symptômes qui apparaissent ou s’accentuent généralement au troisième trimestre.

En cause, les nombreux changement hormonaux, l’augmentation du volume utérin, et du débit cardiaque qui induisent des modifications de la physiologie respiratoire et cardiovasculaire. Les femmes enceintes ont donc un risque plus élevé de développer des apnées du sommeil ou de voir leurs symptômes s’aggraver. 

Il peut toutefois s’avérer difficile de poser un diagnostic de SAHOS chez ces patientes, du fait des changement physiologiques inhérents à la grossesse et qui peuvent provoquer des symptômes similaires. Ainsi, somnolence et ronflements s’observent fréquemment en cours de grossesse. D’autres facteurs directement liés à cet état peuvent entraîner des réveils nocturnes et donc un sommeil fragmenté : crampes, mouvement fœtaux, fréquent besoins d’uriner, douleurs gastriques… Auxquels s’ajoutent d’autres symptômes plus généraux tels que fatigue, maux de tête, stress ou anxiété accentués par l’arrivée prochaine d’un bébé.

Le sommeil est donc largement malmené durant la grossesse. Et même si beaucoup de troubles d’ordre purement physiologique disparaitront naturellement après l’accouchement, il ne faut pas les minimiser, au risque de passer à côté d’un réel syndrome d’apnées.  

 

Le docteur Fabrice Thoin, cardiologue à la Clinique Bouchard de Marseille, explique plus en détails le phénomène de SAHOS pendant la grossesse et ses problématiques :

« Voilà un sujet complexe, mais passionnant ! Il y a tellement de choses à en dire…

Il faut déjà savoir que la prévalence du SAHOS augmente pendant la grossesse car l’œstrogène favorise l’apparition d’œdèmes oropharyngés. À cela s’ajoute l’effort et la difficulté de respiration, qui augmentent aussi les risques d’apnées. Les somnologues estiment une prévalence de 10% au premier trimestre, qui passe à 28% au dernier trimestre. Et encore, ces chiffres sont probablement sous-estimés car la polysomnographie ne tient pas compte de l’effort.

Il faut également savoir que le SAHOS a grimpé de 24% chez les femmes enceintes entre 1998 et 2009, parallèlement à l’augmentation de l’obésité. Ces deux phénomènes ne sont pourtant pas exclusivement liés : s’il est certain que le surpoids favorise la survenue du SAHOS, il faut garder en tête qu’il y a aussi beaucoup de femmes enceintes qui présentent ce syndrome sans être en surpoids. Elles sont d’autant moins facilement détectables et de ce fait, leur nombre est là encore probablement sous-estimé…

En réalité, ces femmes ont déjà la pathologie sous-jacente, mais elle est souvent  ignorée car les signes sont encore faibles ou indétectables. La grossesse ne fait que la mettre en évidence, ainsi que d’autres anomalies cardio-vasculaires. Ces patientes font par exemple du diabète et de l’hypertension, et cela se reproduira à chacune de leurs grossesses, avec comme possibles conséquences une pré-éclampsie, une hypoxie, un accouchement prématuré, un retard de croissance de l’enfant… On les surveille donc particulièrement !

Et lorsque le SAHOS est avéré, la PPC est la solution la plus adaptée. D’ailleurs, l’observance du traitement est plutôt très bonne chez les femmes enceintes. Elles comprennent bien qu’il en va de la santé de leur bébé…

Généralement, les apnées diminue après la grossesse, mais cela n’empêche pas qu’il faille rester très vigilant et continuer à suivre ces femmes et leurs enfants.

D’une part, ces mères gardent un risque cardio-vasculaire à moyen et long terme. On peut toutefois observer une période de latence jusqu’à la ménopause, où le SAHOS et le risque cardio-vasculaire explosent à nouveau à cause de la diminution du taux d’œstrogènes qui ne permet plus de protéger les muscles pharyngo-dilatateurs.

D’autre part, les enfants de mères ayant présenté ces anomalies pendant la grossesse ont également un risque cardio-vasculaire franchement augmenté à court et moyen terme, c’est-à-dire sur 10 à 40 ans. Et si l’enfant est né prématuré, il a de grandes chances de souffrir lui aussi d’apnées du sommeil : à l’âge de 4 ans, c’est déjà le cas de 77% de ces enfants ! 

On parle vraiment trop peu de ces problématiques et de tous les risques qu’elles engendrent. Je rencontre beaucoup de ces femmes, soit pendant leur grossesse, soit dix ou vingt ans après : il n’est pas rare qu’elles fassent des AVC, des AIT, des accidents vasculaires… Et ce n’est, hélas, pas pris en charge.
Il faut tout de même noter que les NIH, instituts américains de la santé, ont débuté en juillet 2018 une étude sur 2700 parturientes nullipares traitées par PPC. Une autre étude sur le diabète gestationnel va également avoir lieu au Canada.
Il y a donc des recherches qui se lancent, et tant mieux, mais il va falloir alerter rapidement les pouvoirs publics et les obstétriciens, parce que c’est véritablement un problème de santé publique majeur.

Et si cela peut paraître alarmant, souvenons-nous que le plus grand risque cardio-vasculaire reste l’ignorance… »

 

[Crédit photo : Science Photo Library via Canva]

 

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SAHOS et obésité : des pathologies souvent liées Par Julie ALBENQUE 03/02/2020 Aucune réaction

Si toutes les personnes touchées par l’obésité ne présentent pas forcément un syndrome d’apnées du sommeil, et inversement, ces pathologies sont souvent étroitement liées.

En effet, l’accumulation de graisse des malades souffrant d’obésité, lorsqu’elle est localisée autour du cou, du pharynx ou de l’abdomen, contribue à obstruer les voies respiratoires et à générer des troubles respiratoires du sommeil. Dans le même temps, les apnéiques, du fait d’un sommeil peu réparateur, manquent d’énergie pour pratiquer une activité physique en journée et voient souvent leur métabolisme se dérégler avec une perte partielle de la sensation de satiété ou une augmentation anormale de l’appétit.

SAHOS et Obésité

Il est donc essentiel de travailler sur l’équilibre alimentaire de ces patients, en les aidant à acquérir ou rétablir une bonne hygiène de vie afin de minorer les symptômes de leurs pathologies souvent multiples.

 

Nikita Fournier, diététicienne-nutritionniste à l’Hôpital Européen de Marseille, fait le point à ce sujet :

 « Mon activité se concentre en grande partie à l’hôpital, où je travaille dans le service d’endocrinologie auprès de patients diabétiques. J’interviens aussi ponctuellement dans d’autres services, en fonction des demandes. J’exerce également en libéral et effectue des consultations en externe pour tout type de patients : cela peut être des personnes présentant une obésité, un SAHOS, une maladie coeliaque…

Mes patients présentent donc beaucoup de pathologies différentes et le SAHOS vient rarement seul. Il est vrai que l’on retrouve fréquemment des troubles respiratoires du sommeil avec l’obésité, mais aussi du diabète, des maladies cardio-vasculaires… Je dirais qu’environ 30 à 40% de mes patients obèses présentent un syndrome d’apnées du sommeil.

Pour les soigner, ou en tout cas les soulager, on va évidemment traiter le problème d’obésité, mais également toutes les pathologies qui peuvent s’y associer. La prise en charge commence par un rééquilibrage alimentaire, accompagné par la mise en place d’une bonne hygiène de vie avec par exemple le démarrage ou la reprise d’une activité physique, l’arrêt du tabac et/ou de l’alcool, des nouvelles habitudes de sommeil plus cadrées…

Cela peut se faire en consultation individuelle, mais aussi en séance de groupe : à l’hôpital, nous organisons des ateliers dans lesquels j’interviens seule, ou accompagnée par d’autres professionnels paramédicaux. Rapidement, nous dirigeons les patients souffrant d’un SAHOS vers un ostéopathe ou un kinésithérapeuthe spécialisé afin d’essayer de libérer les voies respiratoires. Nous les orientons ensuite vers d’autres médecins spécialisés, en fonction du profil et des besoins du patient. C’est l’avantage de travailler dans ce type de structure, en pluridisciplinarité : cela permet d’échanger rapidement avec les autres services et de pouvoir vraiment orienter les malades vers les professionnels adéquats…

On ne parle sans doute pas assez de ces pathologies, les malades ne sont pas forcément bien informés. Or, c’est très important de sensibiliser les patients à cela, car même si la perte de poids ou le rééquilibrage alimentaire n’aura pas nécessairement d’impact direct sur le syndrome d’apnées du sommeil, elle en minimisera au moins les symptômes. Et il y aura forcément d’autres pathologies qui s’en trouveront allégées… On peut vraiment améliorer la qualité de vie du patient en sensibilisant au maximum à l’importance de respecter une bonne hygiène de vie !

La prévention ne doit évidemment pas uniquement concerner les patients souffrant d’apnées du sommeil : ces conseils d’équilibre alimentaire doivent au contraire s’intégrer dans la prise en charge globale de tout patient touchés par l’obésité, ou toutes autres pathologies pouvant être liée à l’alimentation. Mais comme cet aspect de la vie d’une personne est réellement propre à chacun et dépendante de nombreux facteurs (éthiques, culturels, religieux…), il n’est pas forcément adapté d’avoir des supports de prévention « standardisés », comme des fiches explicatives toutes faites. Car au-delà des quelques conseils très généraux, la prise en soin doit absolument être très personnalisée pour s’adapter au mieux à chaque patient. »

 

Problèmes de surpoids et troubles respiratoires du sommeil étant donc fréquemment liés, il est inévitable de s’intéresser au mode de vie et d’alimentation d’un patient venu consulter pour un SAHOS. De la même façon, il faudra rechercher chez une personne présentant une obésité l’existence possible d’un TROS, qui n’a peut-être pas encore été diagnostiqué. Quoiqu’il en soit, la mise en place d’un bon équilibre alimentaire adapté à chacun est primordial, que le patient souffre d’apnées du sommeil, d’obésité… ou de ces deux pathologies cumulées !

 

Association Diététique Nutrition SommeilPour plus d'informations, vous pouvez vous rapprocher de l'association D.N.S « Diététique, Nutrition & Sommeil », une association loi 1901 créée depuis le 21 / 09 / 2019.

Elle a pour principal objectif d’assurer une prise en charge nutritionnelle adaptée aux patients souffrant de pathologies du sommeil.

Ses missions sont :

  • De communiquer auprès des professionnels de santé, des associations de patients et du grand public sur les nombreux liens entre l’alimentation et les troubles du sommeil
  • D’améliorer la promotion de la santé auprès de la population concernée.
  • L’orientation des patients vers un ou plusieurs spécialistes du sommeil
  • Assurer prochainement des formations auprès des professionnels de santé

Pour tous renseignements complémentaires vous pouvez joindre l'association D.N.S par e-mail : dietetique.nutrition.sommeil@gmail.com

Et vous pouvez suivre leurs publications sur la page Facebook : @dietetiquenutritionsommeil

 

[Crédit photo : Science Photo Library via Canva]

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